J’ai oublié ma bouteille au bord de la rue. C’est un restant de célébration qui défie mes anciennes vies prenant de la pourriture dans les dépotoirs de l’oubli, un hoquet de fête qui honore ma nouvelle vie et qui laisse, sur elle, éclore ses plus belles fleurs. Je n’ai pas mal à la tête, seulement l’estomac qui gargouille et l’embêtement de quitter ma chaise de patio pour me doucher, m’habiller et partir travailler. C’est jeudi matin après tout. La banlieue ne change jamais, sauf les humains qui l’habitent. Je connais désormais ma valeur qui a cuvé son champagne et qui aime tout le monde.
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Un beau texte, Patrice.
J'aime beaucoup ce renversement de sens. La bouteille devient autre chose que le symbole d'une chute : elle devient le témoin d'une célébration et d'une renaissance.
J'ai particulièrement aimé cette phrase : « un restant de célébration qui défie mes anciennes vies ». Ce pluriel en dit long sur tout le chemin parcouru.
Puis celle-ci : « La banlieue ne change jamais, sauf les humains qui l’habitent. » Elle est magnifique. Les lieux demeurent les mêmes, mais le regard, lui, s'est métamorphosé.
Un très beau texte, rempli d'espoir. 🌟✨😊
Bienvenue dans la gang Patrice!